Course à pied et douleur, c’est tout ou rien

Au trail 100 miles le coureur Kilian Jornet avait abandonné à cause d’une douleur aux genoux, quelles sont les origines de cette douleur ? Peut-on expliquer la douleur ressentie par Kilian Jornet ?

Source :

Running Addict chasse la croyance que courir conduit à la douleur du genoux https://www.youtube.com/watch?v=tFbyfKqGju0

« Kilian Jornet explique justement que son genou gauche réagit moins bien lorsqu’il court vite sur le plat. »

Ce résultat s’explique aisément si le coureur attaque avec le talon. Le plat du macadam est destructeur pour le pied et le reste du corps avec des chaussures avec beaucoup d’amori. À contrario, le macadam est salutaire si on attaque le sol avec l’avant du pied. Absence de cailloux, sol régulier reposant l’esprit en recherche d’obstacle à éviter.

« Même s’il prend le départ, son niveau réel dépendra donc de sa récupération et de sa capacité à supporter les impacts pendant plusieurs heures. »

La récupération dépendra de l’âge, de l’état du corps, mais comme toujours, arrivera un temps où le corps refusera un Nème ajustement ou récupération. Là est le point de rupture exigeant un changement, un passage à la méthode complète de course minimaliste.

« Lors de ses victoires et records sur les ultras de 100 miles (comme l’UTMB ou la Hardrock 100), le coureur portait les NNormal Kjerag ».

 Ces chaussures ont facilité l’attaque avec le talon provoquant des signaux «  négatifs »  au reste du corps, ainsi que des douleurs, dont celles aux genoux. Pas de stabilité du pied = Douleur à long terme, comme l’a démontré le Professor Daniel Lieberman.

Comme le pied ne trouve pas de résistance il continue d’appuyer, en augmentation la force verticale, l’onde de choc et les signaux troubles propagés dans le reste du corps. d’où le paradoxe: le sol dur répond vite et le sol mou provoque un faux signal.

Or on l’a vu, il y a des règles à suivre ENSEMBLE, celles du coureur UTMB n’y échappe pas, non plus pour éviter des douleurs.

  • L’attaque avec l’avant du pied au niveau du 4ème et du 5ème métatarse. Le corps envoie des éclaireurs sonder le terrain et il s’arrêtera quand il aura trouvé une STABILITE, il enverra alors un signal au reste du corps pour l’informer, lui permettant d’agir à son niveau. Pour profiter de cette fonctionnalité, le pied utilise le fascia, la voute plantaire, l’écartement des orteils, l’absence de drop. C’est ce qu’empêche malheureusement les chaussures fermées et contraignantes qui « tiennent » soi-disant le pied
  •  Des chaussures qui rendent les pieds libres et stables. Voir les photos des mexicains Tarahumaras. Le pied n’a pas besoin d’être tenu, c’est le pied qui tient le corps, pas l’inverse
  • Un entrainement progressif pour stimuler et renforcer les pieds
  • Un échauffement qui simule les mêmes mouvements que lors de la course à pied. Il s’agit plus de préparer les pieds à effectuer les prochains mouvements réels. Il ne s’agit pas d’étirements ! En théorie, une course peut en effet se réaliser sans étirement ni échauffement, sans risque de muscles douloureux le lendemain. C’est un des rares sports qui autorise ce luxe !! Cette technique contribue au renforcement des pieds. Vous devez pouvoir vous soulever sur un seul pied et rester en équilibre stable
  • Une alimentation physiologique (fruits et légumes crus de préférence). Éviter la production de mucus provoquée par les produits laitiers et qui réduisent la capacité de respiration, le vo2max. Sans compter la porosité intestinale, la décalcification, la déminéralisation.

MONTÉE PLUS FACILE

Kilian précise que les montées sont moins douloureuses.

Oui, pour une raison simple: la montée oblige le pied à attaquer avec l’avant du pied, exactement comme le préconise la méthode minimaliste. Il n’y a pas d’alternative. Le pied procède alors au travail du minimalisme de manière automatique, sans effort, sans concentration sur la technique. Même si les autres prérequis du minimalisme ne sont pas réunis. à savoir la liberté de mouvement des orteils, drop nul, voute plantaire non soutenue. Il y a encore du chemin à faire …

COUREURS & BESSURES

Kilian n’est pas le seul a faire face à des douleurs. Les 3 frères Ingebrigtsen Henrik, Filip et Jakob le rejoignent et bien d’autres encore pour qui le corps qui compensait jusqu’ici a dit STOP. Quant aux quidam moyen, coureurs réguliers et déçus par les conséquences de mauvaises habitutes de courses, ils multiplient les blessures et basculent définitivement dans la bicyclette. Ils ignorent qu’ils peuvent revenir dans la course à pied moyennant l’application complète de la méthode minimaliste. Ils pourront accumuler des « crédits » ou bons points: renforcement du pied, renforcement de l’équlibre, dopamine, renforcement des articulations, des os des cellules, une voute plantaire bien déssinée, une meilleur récupération par le sommeil, etc.

CONCLUSION

Kilian Jornet explique justement que son genou gauche réagit moins bien lorsqu’il court vite sur le plat

Kilian Jornet explique mieux supporter les entraînements verticaux. En montée, la vitesse est plus basse, l’impact au sol est différent, et l’effort repose davantage sur la force et la gestion du dénivelé.

Si vous devez un jour changer de méthode et adopter celle qui est minimaliste, c’est TOUT OU RIEN

Les règles étables par la nature semblent. résoudre tous les probèmes. C’est notre persistence à les contourner partiellement ou entièrement qui provoque la douleur. La solution existe, elle est gratuite, simple, immédiate. il suffit de s’aligner. Rien de sorcier.